20081130

Le concombre courbe fait son retour sur les étals: la Commission va autoriser la vente des fruits et légumes hors normes

Bruxelles, le 12 novembre 2008


The return of the curvy cucumber: Commission to allow sale of 'wonky' fruit and vegetables

Rules governing the size and shape of fruit and vegetables will be consigned to history after European Union Member States today voted on Commission proposals to repeal specific marketing standards for 26 types of fruit and vegetables. The Commission's initiative to get rid of these standards is a major element in its ongoing efforts to streamline and simplify EU rules and cut red tape. For 10 types of fruit and vegetables, including apples, strawberries and tomatoes, marketing standards will remain in place. But even for these 10, Member States could for the first time allow shops to sell products that don't respect the standards, as long as they are labelled to distinguish them from 'extra', 'class I' and 'class II' fruit. In other words, the new rules will allow national authorities to permit the sale of all fruit and vegetables, regardless of their size and shape.

"This marks a new dawn for the curvy cucumber and the knobbly carrot," said Mariann Fischer Boel, Commissioner for Agriculture and Rural Development. "It's a concrete example of our drive to cut unnecessary red tape. We simply don't need to regulate this sort of thing at EU level. It is far better to leave it to market operators. And in these days of high food prices and general economic difficulties, consumers should be able to choose from the widest range of products possible. It makes no sense to throw perfectly good products away, just because they are the 'wrong' shape."

During last year's negotiations on the reform of the Common Market Organisation for fruit and vegetables, the Commission committed itself to reduce unnecessary bureaucracy by getting rid of a number of marketing standards for fruit and vegetables. Today's vote means that these standards will be repealed for 26 products: apricots, artichokes, asparagus, aubergines, avocadoes, beans, Brussels sprouts, carrots, cauliflowers, cherries, courgettes, cucumbers, cultivated mushrooms, garlic, hazelnuts in shell, headed cabbage, leeks, melons, onions, peas, plums, ribbed celery, spinach, walnuts in shell, water melons, and witloof/chicory.

The proposals would maintain specific marketing standards for 10 products which account for 75 percent of the value of EU trade: apples, citrus fruit, kiwi fruit, lettuces, peaches and nectarines, pears, strawberries, sweet peppers, table grapes and tomatoes. However, Member States could also exempt these from the standards if they were sold in the shops with an appropriate label. In practical terms, this means that an apple which does not meet the standard could still be sold in the shop, as long as it were labelled "product intended for processing" or equivalent wording.

The Commission will now formally adopt the changes which, for practical reasons, will be implemented from 1 July 2009.


Les normes relatives à la taille et à la forme des fruits et légumes appartiennent désormais au passé après que les États membres de l'Union européenne ont approuvé aujourd'hui les propositions de la Commission visant à abroger les normes de commercialisation applicables à 26 types de fruits et légumes. L'initiative de la Commission visant à éliminer lesdites normes constitue un élément majeur dans ses efforts de rationalisation et de simplification des règles de l'UE ainsi que de réduction des lourdeurs administratives. Pour dix types de fruits et légumes, notamment pour les pommes, les fraises et les tomates, les normes de commercialisation seront maintenues. Mais même pour ces dix derniers, les États membres pourront autoriser la vente au détail des spécimens ne correspondant pas aux normes, pour autant qu'ils soient étiquetés de manière à les distinguer des produits relevant des catégories «Extra», «I» et «II». En d'autres termes, en vertu des nouvelles règles, les autorités nationales seront autorisées à permettre la vente au détail de tous les fruits et légumes, indépendamment de leur taille et de leur forme.

«Une nouvelle ère commence pour les concombres courbes et les carottes noueuses» a déclaré à ce propos Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l'agriculture et du développement rural. «Cette initiative concrétise notre volonté de réduire les lourdeurs administratives inutiles. Nous n'avons absolument pas besoin de légiférer sur ces questions au niveau de l'UE. Il est de loin préférable de laisser cela à l'appréciation des opérateurs économiques concernés. Dans la conjoncture actuelle, caractérisée par le prix élevé des denrées alimentaires et des difficultés économiques généralisées, les consommateurs doivent avoir la possibilité de choisir parmi une gamme de produits la plus large possible. Il est absurde de jeter des produits parfaitement comestibles au simple motif qu'ils sont de forme irrégulière».

Lors des négociations menées l'année dernière dans le cadre de la réforme de l'organisation commune des marchés dans le secteur des fruits et légumes, la Commission s'était engagée à réduire les lourdeurs administratives inutiles en supprimant une série de normes de commercialisation applicables aux fruits et légumes. Le vote d'aujourd'hui aura pour conséquence d'abroger les normes de commercialisation applicables à 26 produits: abricots, artichauts, asperges, aubergines, avocats, haricots, choux de Bruxelles, carottes, choux-fleurs, cerises, courgettes, concombres, champignons de couche, aulx, noisettes en coque, choux pommés, poireaux, melons, oignons, pois, prunes, céleris à côtes, épinards, noix en coque, pastèques et chicorées Witloof.

Les propositions prévoient le maintien des normes de commercialisation spécifiques pour dix produits qui représentent à eux seuls 75 % de la valeur des échanges de l'Union européenne: pommes, agrumes, kiwis, laitues, pêches et nectarines, poires, fraises, poivrons, raisins de table et tomates. Toutefois, les États membres pourront exempter lesdits produits de l'application des normes s'ils sont commercialisés avec une étiquette spéciale. Concrètement, cela signifie qu'une pomme qui n'est pas conforme à la norme pourrait être vendue dans le commerce de détail, pour autant qu'elle soit pourvue d'une étiquette portant la mention «produit destiné à la transformation» ou une mention équivalente.

La Commission doit maintenant adopter officiellement ces modifications qui, pour des raisons d'ordre pratique, ne s'appliqueront qu'à compter du 1er juillet 2009.

Source: Europa

Evaluation of Community legislation

The evaluation of the Community legislation on the marketing of seed and plant propagating material has now been finalised and the report has been published on DG SANCO's website [web site: http://ec.europa.eu/food/plant/propagation/evaluation/index_en.htm].

20081030

Thèse : Semences et droit

Pour information, ma thèse de droit a été mise en ligne (cliquez-ici).

Semences et Droit

L’emprise d’un modèle économique dominant sur une réglementation sectorielle


Les modèles économiques de la « filière semence » sont pluriels. Mais la réglementation ne prend en compte que l’un d’entre eux. Ses règles techniques sont dirigistes, répondent à la spécificité des variétés commerciales conçues pour la seule agriculture productiviste et entravent les pratiques caractéristiques des modèles économiques parallèles.

Cette thèse a pour objet d’aider à la compréhension de cette réglementation mal connue, de son élaboration, de sa mise en œuvre, de ses contraintes et de ses conséquences, ce qui clarifie le contexte juridique de la filière. D’autre part, elle montre que toutes les règles envisagées ou élaborées par le pouvoir réglementaire sont façonnées par les acteurs économiques et institutionnels du modèle dominant selon leurs intérêts propres et portent préjudice aux autres modèles. Or, il est possible qu’une autre réglementation puisse être élaborée, qui garantisse la pluralité, la viabilité et la spécificité de chacun des modèles concurrents.


Seeds and the Law

Sectoral regulation governed by one business model

The seed supply chain is governed by a variety of business models. Seed regulation, however, is informed by just one single model. Current regulation, in France, is technical and market directing; geared to the specific needs of commercial high-yield agriculture varieties. Such regulation stands in the way of practices typical of other business models.

The aim of this study is to shed light on these relatively unknown regulations. To clarify the legal framework governing the seed supply chain from its draft through to its implementation, while considering its constraints and its consequences. Moreover, this study will show that all regulation planned or developed by regulatory bodies is shaped by the economic and institutional actors of the dominant model in line with their own interests and against the interests of other models. However, alternative regulation can be developed that guarantees the multiplicity, viability and specificity of each of the competing models.


J'ai soutenu ma thèse le 17 juin 2008 à l'Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne. Cette thèse a reçu la mention très honorable avec les félicitations du jury à l'unanimité.

20081015

Article sur Rue 89 à propos du lobbying

Article intéressant de Rue 89 sur le lobbying et les conflits d'intérêts : Comment lutter contre les lobbys qui assaillent les députés, de David Servenay.

Et une petite réflexion personnelle suite à cet article.

"Il y a aussi des conflits d'intérêts importants avec les lobbies lorsque ceux-ci sont chargés de missions de services publics par l'Etat.


C'est le cas notamment dans le milieu agricole où il y a d'importants conflits d'intérêts (intérêt général et intérêts privés). Par exemple, dans le secteur des semences, le Groupement National Interprofessionnel des Semences (GNIS) a le monopole de la représentation de la filière semence en France (il n'y a aucune forme d'adhésion, le GNIS représente d'office ces acteurs, ce qui, par ailleurs, est en complète contradiction avec le principe de liberté d'association).

Il défend avec vigueur l’intérêt des entreprises privées les mieux représentées en son sein auprès de nos élus et institutions. Mais en même temps, le GNIS est chargé de missions de services publics. Par exemple, il assure, pour l’Etat, le contrôle et la certification des semences en France. Or, les services publics exigent une impartialité stricte pour faire valoir l'intérêt général sur les intérêts privés.

Résultat : les groupes de pression ne sont pas uniquement présents auprès des députés, des sénateurs et des ministères pour influencer voir proposer des amendements déjà entièrement rédigés. Ils sont aussi aux stades de l’application des textes puisqu’ils sont parfois chargés de la mise en œuvre de ces textes législatifs ou réglementaires.


D'où la question: a-t-on le droit de déléguer des missions de services publics à des groupes d'intérêts?"

20080514

Comment savoir si une variété est protégée par un certificat d'obtention végétale?

Pour savoir si une variété est protégée par un droit d'obtention végétale ou non, il faut procéder à une doublé vérification afin de déterminer si la variété est protégée par un certificat communautaire (en vertu du règlement 2100/94) ou un certificat français (en vertu des dispositions du Code le propriété intellectuelle).

Droit d'obtention végétale communautaire:

Il faut tout d'abord procéder et vérifier si la variété est protégée par un droit d'obtention végétale communautaire. Il y a une base de données en ligne qui permet de taper la dénomination de la variété: www.cpvo.europa.eu (le lien est à la 2e page d'accueil, en bas à gauche) Si la fiche apparaît, elle indiquera la date de demande de la protection et la fin.

Par exemple, la pomme de terre Lady Florina a été protégée en 1996, mais il est noté dans la fiche que la variété n'est plus protégée depuis 2005 (probablement parce que l'obtenteur a cessé de payer les annuités).

NB: Notez toutefois que cette base de données n'a aucun caractère officiel eu égard à la législation régissant l'OCVV. Le Bulletin officiel de l'Office communautaire des variétés végétales demeure l'unique publication officielle d'information inscrite au registre de la protection communautaire des obtentions végétales.

Droit d'obtention végétale français:

Au niveau français, il est plus difficile de déterminer si une variété est protégée. Il n'y a aucune base de données en ligne sur le site internet du Comité de protection des obtentions végétales. Il faudrait donc en principe :

  • il est envisageable d'appeler le CPOV pour poser la question directement car le CPOV a la charge de tenir le Registre national des certificats d'obtention végétale prévu par l'article R623-27 du Code de propriété intellectuelle;

  • sinon il faut accéder à une copie du Bulletin officiel du comité de la protection des obtentions végétales : l'article R623-28 indique que "la délivrance du certificat d'obtention végétale est publiée au Bulletin officiel du comité de la protection des obtentions végétales dans un délai de trois mois à compter de la date de notification de délivrance faite au propriétaire du certificat d'obtention végétale".
Ni la Bibliothèque nationale de France, ni la bibliothèque de l'INPI n'ont une version du Bulletin, mais le CPOV doit avoir en une copie.

20080409

Catalogue commun - Common Catalogue

La Commission a mis en ligne une base de données avec les variétés inscrites aux catalogues communs. Cette base est régulièrement mise à jour. Notez, toutefois, que seules font foi les versions publiées au Journal officiel de l'Union européenne sur papier ou en version électronique authentifiée.

Le catalogue commun des espèces agricoles : cliquez ici
Le catalogue commun des espèces de légumes : cliquez ici

An online database with every variety registered in the Commun Catalogue is available on the Commission's website. Please note that only paper or e-version of the Official Journal of the European Union are considered official.

Common catalogue of varieties of agricultural plant species

Common catalogue of varieties of vegetable species

20080319

L'affaire Kokopelli

A propos de l'affaire Kokopelli: l'arrêt rendu par la Chambre criminelle de la Cour de cassation rendu le 8 janvier 2008 a été mis en ligne sur le site legifrance: cliquez-ici.

The Kokopelli Case is published online in French : link